Le futur de la religion

Il y a quelques mois déjà le journal Slate publiait une multi-interview de huit auteurs sur le thème « Quel est le futur de la religion. »

Le texte ci-dessous est l’introduction de cette étude :

L’humanité a rarement manqué de prédictions confiantes quant à l’avenir de la religion. Prophètes et poètes à travers l’histoire ont proclamé l’avènement d’une nouvelle ère spirituelle. Plus récemment, les écrivains et les penseurs ont proposé un avenir de plus en plus laïque, du fait que les résultats des sciences naturelles rendent le pouvoir explicatif de la religion obsolète.

Aujourd’hui, le monde apparaît à la fois plus et moins religieux que jamais. Dans une grande partie de l’Europe occidentale et l’Asie de l’Est, les groupes religieux traditionnels semblent être en déclin — occasionnellement en fort déclin — tandis que les comptes-rendus personnels des croyances et des comportements religieux semblent être à des niveaux historiquement bas. Même aux États-Unis, la démographie religieuse la plus forte croissance sont les Nones, des individus qui s’identifient eux-mêmes avec aucune tradition religieuse particulière.

Ailleurs, cependant, l’enthousiasme religieux semble être en croissance. Les groupes pentecôtistes sont en plein essor en Amérique latine, alors que l’islam et le christianisme comptent des millions de convertis en Afrique. De puissants mouvements de renouveau peuvent également être trouvés dans le bouddhisme, l’hindouisme et le judaïsme.

Bien sûr, ces développements vont presque certainement décliner au fil du temps. Vont-ils être remplacés par de nouveaux mouvements ? Ou sont-ils les derniers mouvements d’un phénomène qui est depuis longtemps sur une trajectoire descendante? Les preuves venant de domaines aussi variés que les sciences cognitives et l’économie suggèrent que le sentiment religieux est peu susceptible de changer, mais dans les siècles à venir les formes sociales dans lesquelles il trouvera son expression pourraient apparaître tout à fait différentes.

Quel est l’avenir de la religion ? Seul le temps nous le dira.

Je propose de résumer quelques traits marquants de cette interaction sur un sujet qui nous touche au plus près. Bien que la perspective soit très anglo-saxonne, je pense que de nombreux éléments peuvent être lus de manière transversale au sein des cultures occidentales.

Le premier article de James K. A. Smith, éditeur de Comment Magazine et professeur à Calvin College, met l’accent sur le devenir de la religion dans une société sécularisée, affirmant sans hésitation que la foi nous entoure, et que même le non croyant peut se trouver « poursuivi » par la foi. Redirigeant la définition de la sécularité comme « incroyance », Smith en souligne plutôt la dimension contestataire qui fragilise les croyances en les individualisant et les relativisant. Dans ce contexte, Smith propose trois directions pour la présence chrétienne dans le monde :

  • tout d’abord, le principe d' »incarnation » par lequel les chrétiens se font sensibles à la création et à la manière dont Dieu demeure présente, par son Esprit, à sa création ; et par lequel modèle ils se font eux aussi présent dans leur culture.
  • ensuite, une re-spiritualisation de la foi, loin du cliché qui voudrait que la foi chrétienne soit une affaire essentiellement intellectuelle.
  • enfin, un témoignage fidèle fait de patience. Il est difficile de dire, en lisant ces dernières trois lignes, si Smith ici fait écho à la « fidèle présence » développée par James D. Hunter dans son livre To Change the World, mais la similarité est frappante.

Les directions ci-dessus sont bien sûr pertinentes, mais il est difficile de voir en quoi elles sont différentes de ce que de nombreux auteurs (notamment dans le domaine de la missiologie) ont rappelé depuis déjà plusieurs décennies. Certainement pour faire justice à Smith, il est impossible d’être pertinent et original dans un article de 1000 mots sur un sujet aussi vaste que l’avenir de la religion. Pour cela le lecteur consultera deux autres ouvrages de Smith, How Not to Be Secular et Desiring the Kingdom.

Alister McGrath, apologète et auteur d’un récent ouvrage sur C. S. Lewis, remet la question dans le contexte post 9/11 et sur la verbalisation athéiste de la dernière décennie. Revenant sur les pistes soulignées dans son livre The Twilight of Atheism, McGrath note que l’air condescendant des nouveaux athées (et leurs quatre prophètes, Dawkins, Dennett, Hitchens, Harris) a conduit à une ré-évaluation de l’athéisme lui-même allant au-delà du dogmatisme du Nouvel Athéisme. Dans cette auto-limitation de l’athéisme se trouve peut-être l’une des opportunités de la religion, en particulier de la foi chrétienne.

Pour Donald E. Miller, professeur de religion et de sociologie à l’université de Californie (sud), le tout est une question d’évolution. Commençant avec la remarque : « La religion sera toujours avec nous dans cent ans, mais vraisemblablement en des formes que nous ne reconnaîtrions pas. » Cela, précisément à cause de l’adaptation des religions aux sociétés. Ici une première question se pose : pourquoi ce processus évolutif conduirait-il à des formes religieuses peu reconnaissables alors que nous reconnaissons très bien les formes religieuses que nous découvrons dater des 500 à 2500 dernières années ? Y aurait-il une différence dans le processus évolutif ? L’évolution serait-elle dirigée par la pensée humaine qui aurait atteint une certaine maturité ? Aucunes des réponses possibles ne sont satisfaisantes.
Pour ce qui est du futur de la religion, Miller identifie trois changements structuraux conduisant à six choix possibles. Ces trois facteurs sont les suivants :

    avancées technologiques mondiales ;capitalisme encourageant l’accomplissement personnel ;la science moderne remettant en cause la force explicative des religions traditionnelles.

Sans les commenter, voici les six options que Miller identifie :

    les matérialistes séculiers ;les fondamentalistes réactionnaires ;les libertariens spiritualistes ;les réformateurs institutionnels ;les innovateurs religieux ;les mystiques.

Les directions soulignées ne sont évidemment pas totalement imperméables les unes aux autres. Ce qui est certain, c’est que le futur de la religion est impossible à prédire. Cependant pas nécessairement pour la raison invoquée par Miller : que cela supposerait une évolution linéaire des religions. Le futur des religions est impossible à prédire tout simplement parce que cela suppose de pouvoir dire quel est le futur des sociétés, des interactions géopolitiques, des mouvements culturels et théologiques… ce que nous ne pouvons pas faire. Nous pouvons seulement en souligner les potentielles directions.

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Le quatrième article au titre assez cryptique pour donner envie de le lire, « Est-ce que les anomalies prouvent l’existence de Dieu? », offre un défi certain pour l’apologétique. Michael Shermer, qui publie Skeptic magazine,  pose ici la question de savoir si les phénomènes inexpliqués, miracles, etc., peuvent constituer des preuves de l’existence de Dieu — ou de quelque autre chose surnaturelle. Avec le support d’une expérience personnelle, Shermer souligne la nécessité d’expliquer le lien potentiel, qu’il considère lui comme inexistant, entre de telles anomalies et Dieu. Les anecdotes telles que celle qu’il a vécue « ne constituent pas une preuve scientifique que les morts survivent ou qu’ils peuvent communiquer avec nous », rappelle-t-il. Non pas parce que cela ne peut exister, mais parce que la science ne peut ni prouver, ni infirmer. Il faut bien souligner ici que Shermer est éditeur d’un magazine sceptique !

Dans tous les cas, si explication il devait y avoir, Shermer souligne avec force que celle-ci devrait être normale ou naturelle. Ici nous voyons bien que la ligne très fine entre scepticisme et athéisme est vite franchie. Car, finalement, si toute explication se doit d’être naturelle, alors la position de Shermer est celle d’un matérialisme athée. Il n’est pas sceptique : il a pré-déterminé que toute existence se doit d’être naturelle ! Difficile alors de savoir ce qu’est le futur de la religion pour notre sceptique. Devons-nous comprendre que pour lui nous expliquerons tout un jour en termes de preuve naturelle et que d’ici là nous devons nous satisfaire de l’émerveillement en face de l’inconnu ? Cela impliquerait à terme la disparition des religions. Ce n’est pas clair, car Shermer ne répond pas à la question du futur de la religion. Cependant, c’est l’implication la plus cohérente.

L’article suivant est de Rodney Stark, professeur de science social à l’université de Baylor. Stark, sociologue convaincu, commence par les observations suivantes :

  • 81 pour cent des habitants de notre petite planète revendiquent une appartenance religieuse, et la majorité des 19% restant participe à des activités religieuses comme la prière ou les offrandes rituelles et autres rites religieux populaires.
  • 74 pour cent disent que la religion est une partie importante de leur vie quotidienne.
  • 50 pour cent disent qu’ils sont allés à un lieu de culte ou ont participé à un service religieux dans les sept derniers jours.

Ces chiffres ne disent pas tout, mais ils aident les Européens que nous sommes à prendre conscience de ce qui se passe au-delà de notre monde occidental toujours bien fermé, ainsi que de réaliser que l’athéisme caractéristique d’une époque n’est pas pour autant un phénomène mondial.

Je ne m’attarderais pas sur l’article de Stark qui est basé sur son livre à paraître à l’automne, The Global Religious Awakening. Ce qui intéressera certainement les chrétiens sensibles aux questions religieuses et à la nécessité de témoigner de notre foi dans un contexte inter-religieux, c’est de constater que nous vivons dans une époque caractérisée par un réveil religieux mondial.

La seule chose à regretter dans cet article, c’est sa nature très factuelle, ce qui est attendu d’un sociologue de la stature de Stark. Cependant, quelques observations finales auraient apporté aux quelques lignes de celui qui est l’un des experts mondiaux sur la sociologie des religions, en particulier du christianisme.

Le sixième article est écrit par David Sloan Wilson, président de l’Evolution Institute et  Distinguished Professor de Biologie and d’Anthropologie à Binghamton University. Dans son article « Le Futur de la Religion à la Lumière de l’Evolution », Sloan propose une lecture de la religion tout à fait ordinaire. Malgré une attitude voulant faire croire que la philosophe évolutionniste (et matérialiste), il n’en est rien. D’autre part, sa conviction qu’il existe désormais un consensus quant à l’origine évolutionniste de la religion est une approximation assez surprenante :

« La consensus est que certains éléments de la religion sont des sous-produits de l’évolution génétique (la tendance innée à attribuer certains évènements à un agent, tendance qui a changé par évolution génétique sans référence à la religion) mais aussi à des adaptations en rapport à l’évolution culturelle (par exemple la conception particulière des dieux en tant qu’agents qui motivent ainsi une attitude de groupe avantageuse). »

Mais aucune de ces deux explications n’est totalement satisfaisante. La première est même surprenante : si la religion est une conséquence inattendue de l’évolution, il est toujours difficile d’expliquer comment cette tendance à expliquer la causalité d’une manière non naturelle pourrait être motivée, nourrie, par une évolution spécifiquement génétique. Que la religion soit une conséquence de l’évolution génétique reste à être démontrée. De même que certains doutes demeurent quant à la relation nécessaire entre religion et évolution culturelle. D’ailleurs en ce sens, nous pouvons même douter que l’évolution culturelle soit vraiment d’une quelconque utilité dans notre appréciation des religions du monde. Quant à la conclusion que la science démontre et explique maintenant de manière certaine la nature et l’origine des religions, nous sommes là aussi en face d’une réduction peu scientifique !

Cependant, malgré la faible force des propos évolutionniste de Sloan, ces explications font parties des défis constants à la foi chrétienne. Pour tous les chrétiens qui veulent témoigner de leur foi, une interaction avec de telles objections sera nécessaire.

 

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L’auteur du septième article est Fenggang Yang, professeur de Sociologie et directeur du Centre de la Religion et de la Société Chinoise à Purdue University. Que la Chine soit l’un des centre d’attention du christianisme contemporain fait peu de doutes. La présence dans ce dossier d’un court article « Quand la Chine deviendra-t-elle le plus grand pays chrétien ? » est donc tout aussi important que logique.

La forte croissance du protestantisme en Chine, si elle est bien connue, ne cesse d’étonner ceux qui ont longtemps souscrit à une théorie trop simpliste de la sécularisation moderne. Yang note à propos que cette croissance

« fut surprenante pour les communistes athées et déroutante pour les intellectuels modernistes qui avaient souscrit à la théorie de la sécularisation qui prédisait le déclin inévitable de la religion. »

Bien sûr les chiffres témoignant de la présence chrétienne en Chine sont difficiles à apprécier. En 1982, un document officiel du Parti faisait état d’environ trois millions de chrétiens protestants. De nos jours, les estimations varient, allant de 23 millions pour le gouvernement chinois, à 130 millions pour certaines agences missionnaires occidentales. L’une des organisations de recensement les plus sérieuses, le Pew Research Center, mentionne dans son rapport sur le christianisme mondial un chiffre approximatif de 58 millions de protestants et 10 millions de catholiques en 2010. C’est un chiffre que Yang estime vraisemblables et utile aux futures projections de croissance chrétienne en Chine.

A propos de développement, l’auteur imagine trois scénarios possibles :

  • Premièrement, la Chine pourrait poursuivre son mode actuel de croissance économique soutenue et stabiliser son développement politique, sans changement majeur à propose de sa politique religieuse.
  • Deuxièmement, alors que la croissance économique et la stabilité politique se poursuivront, les restrictions sur le christianisme augmenteront.
  • Troisièmement, des troubles sociaux et politiques apparaîtront, tels que des révolutions et des guerres, ce qui rendrait la politique religieuse hors de propos.

Pour Yang, « les trois scénarios sont plausibles ; ils ont tous plus ou moins arrivé dans le passé récent. » Et il serait difficile pour moi d’imaginer maintenant quel scénario est le plus probable ! La vraie, et seule, question est de savoir quelle attitude avoir en fonction de ces scénarios. Quelle sera, et quelle devrait être, l’attitude des chrétiens en Chine. Mais il faut aussi nous demander quelle devrait être notre attitude envers nos frères et soeurs chinois. Cette réflexion demeure encore à entreprendre. 

Dans tous las cas, il est pour l’auteur très possible que la Chine devienne le plus grand pays protestant d’ici 2021 et le plus grand pays chrétien d’ici 2025. Cela ne mettrait cependant pas les chrétiens en Chine à l’abri de toute action anti-chrétienne du gouvernement. S’il ne faut pas craindre une opposition radicale comme celle de la Révolution culturelle, il est probable que le Parti soutienne des campagnes de restrictions contre le christianisme. L’auteur rappel d’ailleurs qu’en 2014, dans toute la province du Zhejiang, de nombreuses Eglises furent démolies ou brûlées, et des centaines de croix retirées de bâtiments servant de lieux de culte.

En prenant en compte ces campagnes anti-chrétiennes qui mitonneront le taux de croissance chrétienne, Yang applique un pourcentage de croissance proche de celui des années 1950-2010, soit environ 7%. La projection anticipée serait ainsi de 160 millions de chrétiens protestants en Chine d’ici 2025 et 257 millions d’ici 2032. Et l’auteur de conclure : « La croissance chrétienne en Chine va continuer à être rapide dans un avenir proche et elle aura des implications sociales et politiques importantes pour, et au delà de, la Chine. »

 

Il revient à Justin Barrett, directeur du Thrive Center for Human Development, professeur de Psychologie à la Fuller Graduate School of Psychology (cf. Fuller Theological Seminary), et l’un des plus grands chercheurs en science cognitive, de conclure le dossier îThe Future of Religion. Son article, « The Future of Religion from a Cognitive Science Perspective » est probablement celui qui, d’un point de vue purement scientifique, demeure le plus pertinent. En effet, les avancées récentes en science cognitive conduisent à des recherches fascinantes sur l’origine de la religion.  La contribution de Barrett est d’autant plus intéressante qu’il se rattache lui-même à la tradition chrétienne.

Sa thèse principale, notamment tirée de son ouvrage Why Would Anyone Believe in God?, est que la croyance en Dieu est une conséquence presque inévitable de la nature de la manière dont notre esprit fonctionne. En fait, souligne-t-il, la plupart de ce que nous croyons est conséquence d’ « outils mentaux » dont nous ne sommes pas conscients. Nous sommes « naturellement » conduits vers une croyance en la présence d’ « agents » présidant à l’ordre et complexité du monde.

Une conséquence de cette direction fondamentale de Barrett est que les sciences cognitives de la religion suggèrent que le cliché de l’endoctrinement religieux des enfants n’est pas a priori scientifiquement justifiable (cf. son récent Born Believers: The Science of Children’s Religious Belief). Certainement la culture et l’éducation jouent un rôle dans la formation religieuse, mais celle-ci semble être une donnée pré-existente, innée, à tout enseignement religieux formel.

En prenant cette direction, il est facile de se demander si Barrett n’est pas en partie tributaire d’une influence réformée venue directement (ou indirectement) de la philosophie des religions, particulièrement des travaux déterminants d’Alvin Plantinga (et du courant connu sous le nom de Reformed Epistemology). Cela signifie-t-il que Barrett travaille sur une base pré-déterminée ? Certainement pas. Non ne devient pas leader d’une discipline qui compte tout autant de théistes et de non théistes sans maintenir une grand intégrité scientifique ! Cela l’a d’ailleurs conduit à la fois à apprécier les travaux de Dawkins en biologie, tout en le critiquant pour ses affirmations caricaturales sur la religion et sur le christianisme en particulier.

Sa thèse fondamentale soulève évidemment la question de ce qui est « naturel » et ce qui l’est pas. Cette question demeurera probablement le point de débat entre théistes et non théistes dans ce domaine scientifique. Il faut conclure ici que pour les apologètes, une connaissance, même non approfondie, de ce domaine peut être plus que pertinent.

Et il ne faut pas craindre que les recherches des sciences cognitives mènent vers un amoindrissement de la foi ! La preuve, Barrettne voit pas pourquoi « si trouver une bonne place de parking dans une certaine situation peut renforcer notre relation et notre dépendance sur lui [Dieu], alors il n’utiliserait pas cela. »[1] Oui, on peut être un grand chercheur en sciences cognitives et prier pour trouver une place de parking alors qu’on est en retard à un rendez-vous important !

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Le dossier publié par Slate est intéressant, important, mais comporte quelques manques qui ne sont pas forcément imputables au journal lui-même. Par exemple, une esquisse de géopolitique des religions aurait été nécessaire. L’équilibre des religions et leur croissance est liée en partie à des jeux de pouvoir politiques et aux déstabilisations potentielles qui en résulteraient. Par exemple, les crises interreligieuses au Nigéria peuvent-elles entraîner une déstabilisation politique plus globale dans certains pays, notamment les pays frontaliers et d’autres plus éloignés comme le Sénégal pourtant relativement stable (au niveau politique et religieux) ?

Quelles seront les évolutions parallèles des sociétés soit-disant sécularisées et post-chrétiennes et celles plus clairement influencées par les religions comme l’hindouisme, l’islam, ou le christianisme ? Les thèses du « retour du religieux », si populaires il y a 20 ans, pourraient-elles revenir dans une ou deux décennies ? Les crises successives vécues par les pays Européens pourraient-elles encourager un tel revirement ? Par contraste, pourrions-nous assister à une sécularisation religieuse de grand pays comme le Brésil ?

Toutes ces questions restent sans réponses, car elles ne sont pas abordées, et c’est regrettable. D’autant plus qu’elles font partie des questions que les témoins de Christ doivent se poser dans un monde religieux en constante mutation !

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Notes :

[1] Jesse Singal, « People Are Born with Religious Belief Argues New Book » The Daily Beast, 28 mars 2012, en ligne http://www.thedailybeast.com/articles/2012/03/28/people-are-born-with-religious-belief-argues-new-book.html