La science-fiction en dix phrases

Quelqu’un frappe à la porte du dernier homme vivant sur la terre et, peu après, un homme fait son apparition.

Lui, l’homme de la fin du monde, fait quelques pas dans le vestibule désert avant de déclamer :

« Frédéric Brown, une étoile m’a dit que vous seriez chez vous. »

De réponse, il ne reçut que le son des pas de l’ombre de son hôte.

L’homme de la fin du monde, silencieux comme le monde qui s’effaçait, se tourna vers le dernier homme vivant sur terre.

Le dernier homme vivant sur terre, aveugle comme la nouvelle terre entrain de naître, se détourna de l’homme de la fin du monde.

Il se détacha de l’ombre et interpela son visiteur :

« L’univers est en folie, Frédéric Brown. »

Puis il fit quelques pas dans le vestibule toujours désert et murmura, comme pour lui-même :

« C’est ainsi que je veux mourir, lorsque je serais le dernier homme vivant sur la terre. »

 

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