Persée et Méduse combattent pour l’accès libre à la littérature classique

Persée. Grand héros grec dont la légende raconte qu’il réussi à vaincre Méduse l’une des trois Gorgones, dont les cheveux furent changés en serpents et dont le regard pétrifiait tous ceux qui la regardait. Persée rappelle donc ce combat contre la « pétrification » : le projet Perseus rappelle un tel combat en proposant une mise en ligne gratuite de la littérature classique.

Le Projet Perseus est un développement de bibliothèque digitale mené à l’initiative de la Tufts University (Massachussetts), qui rassemble les ressources relatives aux études de la littérature classique grecque et latine, mais qui rassemble aussi des textes classiques de la littérature germanique ou de la renaissance anglaise.

Le projet Perseus se présente sous la forme d’un contenu open-source dont le code a été publié sur SourceForge.Ainsi, tous les textes et documents font parti du domaine public et sont disponibles pour téléchargement gratuit au format XML à partir de Persée 4.0 [7]. Certains contenus sont limités par les accords de licence de propriété intellectuelle avec les ayants droit (voir cas particuliers sur le site de Perseus).

Les aspects spécifiques liées à la licence de propriété intellectuelle sont signalés en bas de texte par l’icône suivante :

Le projet Perseus propose aussi une analyse verbale et syntaxique complète de chaque mot du texte, que ce soit en Latin, en Grec, en Arabe ou même en vieil islandais (Old Norse) ! Ces analyses s’accompagnent de statistiques concernant la présence de chaque terme dans le corpus digital enregistré dans Perseus, ce qui fait de ce projet une ressource non négligeable pour tous ceux qui s’intéressent notamment à la littérature grecque et latine classiques.

A titre d’exemple, jetez un coup d’oeil sur La Guerre des Gaules de Jules César, des lettres de Saint Augustin, ou encore la Métaphysique d’Aristote et bien d’autres comme Flavius Josèphe ou des sélections de saint Jérôme. Sans parler du Nouveau Testament… !

Seules réserves : toutes les analyses sont bien sûr en anglais et on peut regretter le manque de références patristiques, d’où une utilité peut-être limitée pour ceux qui voudraient se tourner spécifiquement vers la littérature chrétienne.